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	<title>TKMag &#187; Aurélie DRILLET</title>
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	<description>Magazine de Tamm-Kreiz</description>
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		<title>Barokistania, la fin d’une belle aventure</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 07:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Barokistania, la fin d’une belle aventure Crée en 2017, le groupe Barok parcourt depuis des années les festoù-noz et autres festivals. Complices tant à la scène qu’au quotidien, ces 5 compères aiment à tenter de nouvelles expériences. Ça a été le cas avec l’aventure Barokistania, création qui intègre une section cordes et du chant qui [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Barokistania, la fin d’une belle aventure</strong><br />
Crée en 2017, le <a href="https://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/7116/Barok">groupe <strong>Barok</strong></a> parcourt depuis des années les festoù-noz et autres festivals. Complices tant à la scène qu’au quotidien, ces 5 compères aiment à tenter de nouvelles expériences. Ça a été le cas avec l’aventure <a href="https://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/8580/Barokistania"><strong>Barokistania</strong></a>, création qui intègre une section cordes et du chant qui a vu le jour en 2023. Après presque deux ans à faire danser, le groupe a décidé de reprendre sur scène leur formation initiale.<br />
Rencontre avec Lomig Le Lu.</p>
<p><strong><em>Bonjour, tout d’abord, peux-tu nous raconter comment est né Barok ?<a href="https://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2025/03/5Cz3ho-.jpeg"><img class="alignleft" src="https://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2025/03/5Cz3ho-.jpeg" alt="_5Cz3ho-" width="540" height="361" /></a></em></strong><br />
<strong>Lomig Le Lu :</strong> A l’origine du groupe, il y a Gwenvael Le Moal au diato et moi au saxo. On jouait ensemble depuis notre enfance et à l’adolescence, on a commencé à travailler plus sérieusement notre répertoire, à jouer un peu plus souvent en fest-noz. On a très vite eu envie de s’entourer d’autres musiciens pour amplifier le spectre sonore du groupe : Ludovic Kernin à la contrebasse, Kaïs Rhaddouf au violon. On a commencé à tourner en quartet et au bout d’un an et demi ou deux, même si ça fonctionnait très bien, on trouvait qu’il nous manquait un poil d’énergie donc on a eu envie d’intégrer une percussion. Le davul apportait tout ce qu’on l’on recherchait : la simplicité, l’efficacité et un gros son. Alan Le Bozec qui joue du tapan (qui est exactement la même chose que le davul) était partant…<br />
On a eu de la chance, à chaque fois qu’on a intégré un nouveau musicien, le contact humain a été immédiatement extraordinaire.</p>
<p><em><strong>C’est important l’osmose relationnelle sur scène ?</strong></em><br />
OHH oui, c’est même primordial. Barok, c’est avant tout une aventure humaine et je ne pense pas me tromper si je dis pour certains d’entre nous, le relationnel humain compte plus que la musique.</p>
<p><em><strong>Comment vous fonctionnez pour créer votre répertoire ?</strong></em><br />
On travaille en équipe. Notre répertoire est essentiellement basé sur des compositions que Gwen, Kaïs et moi apportons. Pour les arrangements et autres, on travaille collectivement. On étudie toutes les propositions et on ne valide que s’il y a consensus… Alors oui, parfois ça peut prendre beaucoup de temps, mais au moins à la fin, tout le monde est content ! Au départ, on choisit presque toujours la danse que l’on veut créer comme base. Après, on se laisse porter. Parfois ça finit en un patchwork de plein de petits bouts : une phrase composée par Gwen, une autre du contrebassiste Renaud Garcia Fons… ou une veille composition qui trainait depuis des années mais qu’on arrive à intégrer.</p>
<p><em><strong>Vous avez eu assez rapidement du succès, non ?</strong></em><br />
En effet, assez vite on a eu énormément de propositions de dates et, étant donné qu’on est tous amateurs, ça devenait compliqué de les accepter toutes. Il fallait trouver un compromis entre musique et vie professionnelle et familiale donc on a commencé à bosser avec des remplaçants pour prendre le relai sur certaines dates. C’est à l’occasion d’un remplacement de Kaïs par <a href="https://www.tamm-kreiz.bzh/personne/5762/Floriane+LE+POTTIER">Floriane Le Pottier </a>que l’aventure Barokistania est née. Tout de suite humainement et musicalement ça a été incroyable…</p>
<p><strong><em>Raconte-nous les étapes suivantes !</em></strong><br />
Quelques semaines après, le Festival Roué Waroch de Plescop nous a proposé de monter une création autour de Barok. On leur a proposé d’intégrer une section cordes au quintet habituel. On a donc contacté <a href="https://www.tamm-kreiz.bzh/personne/18155/Aziliz+LAUDRIN">Aziliz Laudrin </a>au violon, Mathilde Chevrel au violoncelle, puis Sterenn Toscer qui nous a rejoints également, au départ seulement pour intégrer le quatuor au violon mais vu ses qualités vocales, on lui a évidemment proposé de chanter.<br />
<img class="alignRIGHT aligncenter" src="https://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2025/03/H8MXlfom.jpeg" alt="H8MXlfom" width="540" height="361" /></p>
<p style="text-align: left;">On a donc fait notre première à <a href="https://www.tamm-kreiz.bzh/ville/321/">Plescop</a>, mais je crois que dès le départ, aucun d’entre nous n’envisageait que cette aventure prenne fin après ça. On a eu très vite des propositions de dates, la formule plaisait au public et aux organisateurs donc on a continué sans trop se poser de questions pendant plus de deux ans. On a dû faire une trentaine de dates finalement.</p>
<p><em><strong>Comment expliques-tu ce succès ?</strong></em><br />
Je crois que le projet est tombé au bon moment. Alors même qu’on était assez demandés avec Barok, proposer une formule hors normes nous a ouvert des portes vers des événements de plus grande ampleur. Nous avions également décidé de mettre le quintet en sommeil pendant cette période, car on avait vraiment envie de faire tourner cette formule. Je pense également que les valeurs de mixité et de mis en avant de jeunes nouvelles étoiles du fest-noz ont aidé sans aucun doute à mettre la lumière sur ce projet.</p>
<p><em><strong>Vous aviez créé un répertoire spécifique pour Barokistania ?</strong></em><br />
Non, on est partis du répertoire existant de Barok pour avoir une base de travail limpide au départ parce que travailler à 9, c’était compliqué. On a juste retravaillé sur les arrangements mais de manière collective, donc ça a pris beaucoup de temps. On a également créé deux morceaux tout neufs pour le concert du Roué Waroch et au cours des deux années, on a intégré deux nouvelles compositions.</p>
<p><em><strong class="alignleft">Et on me dit dans l’oreillette que l’aventure va prendre fin ?</strong></em><br />
<a href="https://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2025/03/0540rsVG.jpeg"><img class="alignleft" src="https://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2025/03/0540rsVG.jpeg" alt="0540rsVG" width="540" height="361" /></a>En effet, La dernière date officielle de Barokistania sera aux <a href="https://www.vieillescharrues.asso.fr/">Vieilles Charrues </a>à Carhaix en juillet. Je pense que ça va être un moment riche en émotions. Et puis, on continue d’avoir des propositions de dates donc je pense que 2025 sera une petite année de transition pour que le public et les organisateurs digèrent l’info.<br />
En attendant, on va commencer à rejouer avec Barok dès le mois de mai, avec plein de nouveaux morceaux. On a décidé de prendre l’aide de Marine Leborgne comme chargée de production/communication pour nous soulager de la partie administrative qu’on n’aime pas trop. Comme ça, on reste focus juste sur le bonheur de jouer ensemble. On a vraiment hâte de se retrouver à cinq, de pouvoir rejouer dans des festoù-noz de plus petite ampleur. Avec Barok, on a l’habitude de jouer sur les remorques agricoles, chose qui était impossible avec un projet comme Barokistania.</p>
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		<title>Clotilde Trouillaud, portrait d&#8217;une harpiste</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Dec 2017 08:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Harpiste depuis son plus jeune âge, Clotilde Trouillaud aime à dire qu’elle est « tombée dans la musique trad », comme Obélix dans la potion. Discrète, passionnée, Clotilde sévit en solo mais également au sein du collectif Arp, ou avec son trio Lune Bleue. Retour sur son parcours avant qu’elle ne nous parle de sa carte Blanche [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Harpiste depuis son plus jeune âge, Clotilde Trouillaud aime à dire qu’elle est « tombée dans la musique trad », comme Obélix dans la potion. Discrète, passionnée, Clotilde sévit en solo mais également au sein du collectif Arp, ou avec son trio Lune Bleue. Retour sur son parcours avant qu’elle ne nous parle de sa carte Blanche Retro Vintage qui sera diffusée sur Canal Breizh vendredi 22 Décembre.</em></strong></p>
<p><strong>Peux-tu nous expliquer comment tu en es venue à la musique traditionnelle ?<br />
</strong>Je suis née dans une famille sensible à la culture bretonne. Très tôt, je suis rentrée au Cercle Celtique de Châteaubriant, cercle mené par <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/3454/">Patrick Bardoul</a> à l’époque. En parallèle, j’ai découvert la harpe à l’âge de 8 ans avec Brigitte Baronnet. Donc très vite je me suis retrouvée sur scène, que ce soit avec le Cercle à chanter ou danser ou avec l&rsquo;ensemble des harpistes de Brigitte !</p>
<p><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/12/Photo-295.jpg"><img class="  wp-image-3088 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/12/Photo-295-200x300.jpg" alt="Photo 295" width="265" height="391" /></a><strong>Et pourquoi la harpe et pas l’accordéon diatonique ?<br />
</strong>Eh eh !! C&rsquo;est vrai ça ? Je ne sais pas à vrai dire&#8230; J&rsquo;avais une sœur accordéoniste et une autre, harpiste, un frère violoniste&#8230; Je n’avais que l’embarras du choix pour tester divers instruments à la maison. Je ne me suis pas vraiment posé la question&#8230;j&rsquo;ai essayé, j’ai aimé la harpe et j&rsquo;ai jamais arrêté !</p>
<p><strong>Tu as surtout choisi le truc le plus encombrant, histoire d&rsquo;enquiquiner tes parents en fait?<br />
</strong>C&rsquo;est ça !! Et d&rsquo;ailleurs, je leur dois beaucoup aussi, parce qu&rsquo;en effet, c&rsquo;est de la logistique !!! Maintenant que je voyage régulièrement à l’international, entre autres, je réalise à quel point je n’ai pas choisi le plus petit et léger !</p>
<p><strong>En fait, tu as eu l&rsquo;opportunité de côtoyer dès gamine des grands noms de la musique traditionnelle, est-ce que tu réalisais ce qu&rsquo;ils étaient pour le milieu trad ou pas (cf Hamon Martin, Les frères Bardoul&#8230;)?<br />
</strong>Non, aucun d’entre ne nous réalisait je pense, on avait 12 ans ! Mais c&rsquo;est vrai que je me sens quand même chanceuse d&rsquo;avoir côtoyé tout ce monde là&#8230;<br />
Au départ, j&rsquo;ai beaucoup travaillé avec les frangins Bardoul ! Avec Patrick, on a surtout beaucoup chanté, et enregistré des cassettes (!!) et disques de chant traditionnel.</p>
<p><strong>Je suppose que ces deux-là font partie de ces personnes à qui tu dois ton implication et ton parcours ?<br />
</strong>Oui tout à fait ! Ce sont eux qui m&rsquo;ont sortie partout très tôt, et pendant des années, dans de nombreuses rencontres et festivals, notamment à Ti-Kendalc’h à St Vincent sur Oust. C&rsquo;est grâce à eux que j&rsquo;ai rencontré autant de monde !<br />
Pourtant, curieusement, au départ, je ne faisais pas vraiment le lien entre ce que je faisais avec Patrick et ce que je faisais à la harpe. Comme deux mondes un peu séparés&#8230;</p>
<p><strong>A quel moment tu as décidé d&rsquo;en faire ton métier?<br />
</strong>Dès ado, je savais que c’était ça que je voulais faire, sans doute à force de traîner dans ce milieu dans lequel je me sens vraiment bien, qui permet tant de rencontres, à la fois humaines et musicales .</p>
<p><strong>Et tu as tout mis en place pour aller au bout de ton rêve ?<br />
</strong>Oui, je me suis inscrite à la fac de musicologie à Rennes, et en parallèle au Conservatoire de Nantes. Rapidement, j&rsquo;ai focalisé mon travail sur ce qu&rsquo;on me demandait au Conservatoire où j&rsquo;ai travaillé dans la classe de Catherine N&rsquo;Guyen et avec Christophe Caron en musique trad ! Sans soute un des professeurs qui m’a le plus marqué, et pas que pour son enseignement, mais pour la personne qu’il était. J&rsquo;ai vite délaissé les bancs de la fac, même si encore une fois, ça été un sacré moment de ma vie pour rencontrer énormément de musiciens dans des esthétiques différentes ! C’est notamment à la fac que j’ai rencontré <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1734/">Erwan Bérenguer</a> avec qui je joue actuellement dans Lune Bleue trio.<br />
Bref, au final, pas de diplôme de fac, mais beaucoup d&rsquo;expériences musicales en tous genres&#8230;et un diplôme de fin d&rsquo;études au conservatoire de Nantes, quand même !</p>
<p><strong>Parallèlement, tu donnais déjà quelques cours. Qu&rsquo;est ce que ça apportait d’enseigner?<br />
</strong>Des sous ? (rires)!! Sérieusement, il faut être honnête,  enseigner c&rsquo;est une sécurité financière, c&rsquo;est clair, mais j&rsquo;aime réellement ça ! Même si aujourd’hui, je donne un peu moins de cours parce que ça demande beaucoup d&rsquo;énergie, et j&rsquo;en ai aussi besoin pour mes projets. J’enseigne  à temps partiel au Conservatoire de Pontivy et régulièrement lors de stages.</p>
<p><strong>Jolie t</strong><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/12/Visuel-cd.jpg"><img class=" size-medium wp-image-3089 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/12/Visuel-cd-300x268.jpg" alt="ANEWProfact_digipack_3_volets_1cd_centre_sans_livret_VER012.indd" width="300" height="268" /></a><strong>ransition, parle-nous donc de tes projets actuels alors :<br />
</strong>Aujourd’hui, je suis donc prof au Conservatoire de Pontivy et le reste du temps je me consacre à deux projets essentiellement, Lune Bleue Trio (avec Erwan Bérenguer et Jean-Marie Stephant) et le collectif ARP, notamment le concert Diriaou sur l&rsquo;œuvre de Kristen Noguès, qui repart sur les routes en 2018.</p>
<p><strong>Ces deux projets t&rsquo;emmènent voyager un peu partout, non?<br />
</strong>Oui, même si en réalité, c&rsquo;est le plus souvent en solo que je suis amenée à voyager&#8230;!Depuis mon <a href="https://www.facebook.com/">premier</a> album solo en 2011 j&rsquo;ai commencé à écumer pas mal les festivals de harpe en Europe&#8230; Pour revenir un peu plus en  arrière, j&rsquo;ai tourné pas mal en trio avec Les Fileuses de Nuit, pendant une dizaine d&rsquo;années. Cela m’a ouvert de nombreuses portes parce qu&rsquo;on a beaucoup joué, que c&rsquo;était une formule originale qui fonctionnait vraiment bien ! Et puis à titre personnel, cela m&rsquo;a permis de me professionnaliser, dans les démarches.</p>
<p><strong>Tu joues essentiellement un répertoire de concert. Comment t’est venue cette orientation ?<br />
</strong>J&rsquo;ai commencé à faire de la musique à danser avec Zim-Zim en pays de Redon. C&rsquo;était vraiment mon truc de vouloir jouer pour la danse &#8230; À l&rsquo;époque, je n&rsquo;étais pas vraiment bien équipée pour être bien sonorisée, et ça ne facilitait pas les choses&#8230; Et j&rsquo;ai rapidement préféré le concert en fait. Et puis, loin des contraintes de &laquo;&nbsp;style&nbsp;&raquo;, j&rsquo;ai eu envie de faire ma propre musique, comme ça on ne peut pas me reprocher de ne pas être dans le style !</p>
<p><strong>Comment tu expliques que la harpe reste un instrument assez peu médiatique et peu intégré à la musique à danser? Tu considères que la harpe est plutôt un instrument de concert?<br />
</strong>Vaste débat !! Pour moi, la harpe, c&rsquo;est un instrument. Point ! Chacun en fait ce qu&rsquo;il veut !! C&rsquo;est certainement aussi adapté à la musique à danser, y&rsquo;a pas de raison ! C&rsquo;est en tout cas ce que je transmets aussi à mes élèves, quoi qu’on ait envie de faire avec la harpe, il faut s’en donner les moyens, on passe beaucoup de temps à adapter et à trouver des astuces, mais tout est réalisable !<br />
Mais aujourd’hui, je me sens loin de ce débat autour de la musique à danser. Je dois aller en fest-noz une fois l&rsquo;an, et écouter un disque de musique bretonne une fois tous les 6 mois…. ! Et toujours avec grand plaisir !</p>
<p><strong>Cela a dû te faire drôle de recoller le nez dans la musique bretonne pour créer ta carte blanche qui sera diffusée sur Canal Breizh ce vendredi ?</strong><strong><br />
</strong>Terriblement ! Madeleine de Proust instantanée !! Et d&rsquo;ailleurs, une grande partie  date de la fin des années 90 !!! C’est une Carte Blanche retro Vintage! Je ne connais pas bien ce que font les groupes actuellement, donc j&rsquo;ai mis ce que j&rsquo;aimais à la grande époque ! Ça commence avec Hamon-Martin bien sûr, puisqu’on se côtoyait aussi dans notre jeunesse ! Et de fil en aiguille, il y a fatalement Burn&rsquo;s Duo, donc Gwenfol, donc les Trompettes du Mozambique&#8230;Ensuite, il y a les grands noms que j’ai beaucoup écouté et avec qui j’ai la chance de travailler maintenant, comme Jacques Pellen par exemple. Ou <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1784/">Jean-Michel Veillon</a> récemment. Des extraits de Kristen Noguès bien sûr… Un clin d’œil à Sylvain Girault avec une chanson que nous avons co-signée… le disque le plus récent de cette carte blanche est le remarquable album de Erwan Bérenguer et Erwan Menguy.<br />
Et tout ce que j&rsquo;y ai mis m&rsquo;évoque un souvenir précis en tout cas !<br />
Merci donc à Tamm-kreiz et Canal Breizh de m’avoir permis cette plongée nostalgique !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Erwan Hamon &#8211; Portrait</title>
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		<pubDate>Wed, 28 Jun 2017 07:48:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Artiste discret aux talents multiples, Erwan Hamon, tantôt flûtiste, chanteur ou talabardeur exerce ses talents sur les scènes de Bretagne et d&#8217;ailleurs depuis des années. Rencontre et portrait. Peux-tu nous raconter comment tu en es venu à la musique traditionnelle? Ah mes débuts… La flûte à bec en CE2 (je remercie mon instit&#8217; de l’époque, [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://mag.tamm-kreiz.bzh/index.php/2017/06/28/erwan-hamon-portrait/">Erwan Hamon &#8211; Portrait</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://mag.tamm-kreiz.bzh">TKMag</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left"><span class="article-chapeau">Artiste discret aux talents multiples, Erwan Hamon, tantôt flûtiste, chanteur ou talabardeur exerce ses talents sur les scènes de Bretagne et d&rsquo;ailleurs depuis des années. Rencontre et portrait.<br />
</span><br />
<span class="article-chapeau"><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/06/19264938_792880720884487_528158968_n1.jpg"><img class=" size-medium wp-image-2506 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/06/19264938_792880720884487_528158968_n1-300x300.jpg" alt="19264938_792880720884487_528158968_n" width="300" height="300" /></a></span><strong>Peux-tu nous raconter comment tu en es venu à la musique traditionnelle?</strong><br />
Ah mes débuts… La flûte à bec en CE2 (je remercie mon instit&rsquo; de l’époque, Pierre !), et puis mes parents qui nous emmenaient mon frère et moi dans de belles fêtes: la Bogue d’Or à Redon, même si parfois la finale de chant le dimanche était un peu longue pour les enfants !!!, la Fête de la musique Gallèse à Monterfil bien sûr (devenue la Gallésie en Fête &#8211; un de mes festivals préférés dans l’année), et puis quelques festoù-noz autour de Redon&#8230; Sans oublier les premiers groupes que j’ai vus sur scène : Tammlès, Diaouled Ar Menez, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1272/" target="_blank">Pennou Skoulm</a>, Christophe Caron et Louis Yhuel (bombarde et orgue).</p>
<p><strong>Par quel instrument as-tu commencé? Pourquoi?</strong><br />
J&rsquo;ai commencé par le Tin whistle et la flûte traversière puis je me suis essayé à la bombarde quelques mois plus tard… Avant j&rsquo;avais bien tenté l’accordéon: j’adore, mais pas en jouer!!  Je me suis donc tourné très vite vers les instruments à vent… Je joue aussi de la veuze.</p>
<p><strong>Auprès de quels artistes as-tu fait tes premiers pas? Avec qui as-tu essentiellement appris ce que tu sais?</strong><br />
Les personnes importantes que j’ai rencontrées quand j’étais gamin : <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1784/" target="_blank">Jean-Michel Veillon</a>, Christophe Caron, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1786/Yannig+ALORY" target="_blank">Yannig Alory</a>, Desy Wilkinson, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2066/" target="_blank">Charles Quimbert</a>… Et les musiciens avec qui j’ai joué depuis tout jeune, c’est comme cela que l’on apprend !<a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1905/" target="_blank"> Yannig Noguet</a>, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2049" target="_blank">Janick Martin</a>, mon frère Mathieu bien sûr, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1731/" target="_blank">Youen Paranthoën</a>… On s’est tous connus lors de la Bogue, du Kan Ar Bobl et d’autres fêtes entre Vannes et Redon.</p>
<p><strong><img class="size-medium wp-image-2508 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/06/19495995_2051790141715093_1358580916_o1-300x200.jpg" alt="19495995_2051790141715093_1358580916_o" width="300" height="200" />A quel moment as-tu décidé d&rsquo;en faire ton métier?</strong><br />
Après le lycée, après ma terminale S, j’ai fait mon objection de conscience à Dastum Rennes, et enchaîné professionnellement. D’abord comme prof, et maintenant principalement sur scène, même si j&rsquo;anime aussi quelques stages de temps en temps, ou interviens au Pont Supérieur par exemple pour la formation de jeunes musiciens qui veulent aussi en faire leur métier !</p>
<p style="text-align: left"><strong>Actuellement tu joues avec plusieurs formations (Hamon Martin Quintet, Katé Mé&#8230;) Que recherches-tu principalement?<br />
</strong>Le plaisir bien sûr, mais je m&rsquo;oriente de plus en plus vers des choix assumés, une cohérence dans chaque projet… Je me donne autant pour un duo que  pour le projet « Sonneurs » de <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/4400/" target="_blank">Erwan Keravec </a>en musique contemporaine par exemple.  Le quintet et <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1343/" target="_blank">duo Hamon-Martin</a> sont très importants aussi pour moi bien sûr; c’est un peu la famille! Et puis j’aime beaucoup jouer dans des lieux différents, en bombarde et orgue (église) ou encore ce que l’on a pu faire avec la Dame Blanche: 40 spectacles dans des lieux de patrimoine magnifiques.</p>
<p style="text-align: left"><img class="size-medium wp-image-2509 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/06/19549424_2051790145048426_940561224_o1-300x200.jpg" alt="19549424_2051790145048426_940561224_o" width="300" height="200" /><br />
<strong>Peux-tu nous dire ce que tu as mis dans ta carte Blanche diffusée sur <a href="http://www.canalbreizh.bzh/" target="_blank">Canal Breizh</a> le 30 Juin?<br />
</strong>Et bien la base! Des grandes références pour moi, et des artistes qui ont ponctué mon parcours, ce qui me touche le plus en musique trad’.</p>
<p><strong>Cette carte Blanche contient vraiment beaucoup de morceaux chantés. Comment peux-tu expliquer ce choix? Quel rapport entretiens-tu avec le chant?</strong><br />
Beaucoup de morceaux instrumentaux viennent du chant au départ, c’est  universel, et ça raconte beaucoup de choses : les textes, les timbres de voix extrêmement variés, les syllabes, les onomatopées… alors, des fois pas besoin d’ajouter grand-chose ! C’est toujours un plaisir d’accompagner des chanteurs, je l’ai fait beaucoup (HMQ,<a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/4183/" target="_blank"> Jeu à la Nantaise</a>, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1379/" target="_blank">Katé-Mé</a>, la Dame Blanche, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1220/" target="_blank">BHQ</a>, Annie Ebrel…) et j&rsquo;apprécie particulièrement.</p>
<p>Et l’exemple récent : la version de Notre Dame des oiseaux de fer contre cet inutile projet d’aéroport avec une dizaine de chanteurs invités (GirO/Hamon/Vassallo/Cantat/Sansévérino/Mouss et Hakim/Minvielle/Loiseau/Igluka et Coutant)<br />
Retrouvez la chanson en écoute et en téléchargement gratuit sur le lien suivant : <a href="https://soundcloud.com/user-794558107/notre-dame-des-oiseaux-de-fer">https://soundcloud.com/user-794558107/notre-dame-des-oiseaux-de-fer<img class="size-medium wp-image-2507 aligncenter" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/06/19495916_792880697551156_1085609943_o-300x200.jpg" alt="19495916_792880697551156_1085609943_o" width="300" height="200" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Patrick Marie, portrait.</title>
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		<pubDate>Tue, 23 May 2017 08:55:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[carré manchot]]></category>
		<category><![CDATA[fest-noz]]></category>
		<category><![CDATA[kan ha diskan]]></category>
		<category><![CDATA[Marcel Guillou]]></category>
		<category><![CDATA[Patrick Marie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Essentiellement connu pour être la voix de Carré Manchot, Patrick Marie a également parcouru la Bretagne pour pratiquer le Kan Ha Diskan entre autres avec Marcel Guilllou. Peux-tu nous retracer ton parcours ? Depuis quand chantes-tu ? Comment as-tu commencé ? Patrick Marie : j’ai commencé par chanter des chants de marins au collège. Je vivais dans le coin [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Essentiellement connu pour être la voix de Carré Manchot, Patrick Marie a également parcouru la Bretagne pour pratiquer le Kan Ha Diskan entre autres avec Marcel Guilllou.</strong><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_1134011.jpg"><img class=" wp-image-1698  alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_1134011-e1495192001965-169x300.jpg" alt="20170508_113401" width="146" height="253" /></a></p>
<p><strong>Peux-tu nous retrace</strong><strong>r ton parcours ? Depuis quand chantes-tu ? Comment </strong><strong>as-tu commencé ?</strong><br />
<u>Patrick Marie</u> : j’ai commencé par chanter des chants de marins au collège. Je vivais dans le coin de Morlaix et j’écoutais beaucoup Fañch Marec et Long John Silver. Parallèlement, pour soigner une luxation de l’épaule, j’ai fait de la rééducation avec un accordéon diatonique (rires) et j’ai combiné ces deux activités. J’avais un duo avec un autre copain du collège, on se faisait un peu d’argent de poche comme ça. Arrivé au lycée, je passais des heures à écouter Gwerz, Erik Marchand et j’ai décidé de me mettre au chant en Breton. J’ai fait beaucoup de stages avec Erik, Erwan Tangui au centre d’art Populaire à Brest.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tu étais déjà bretonnant à l’époque ?<br />
</strong><u>PM :</u> Ah non pas du tout, je me suis mis au breton au lycée. Je ne suis pas d’origine bretonne, enfin pas à 100% : je suis moitié normand, moitié breton. Annie Plusquellec, la CPE avait mis en place un foyer breton-celtique au sein de mon lycée et c’est comme ça que j’ai peaufiné aussi bien mon répertoire irlandais et breton que la pratique instrumentale : je continuais le diatonique, je m’étais acheté une mandoline !<br />
Au lycée, alors que j’avais déjà fai<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114335.jpg"><img class=" size-medium wp-image-1696 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114335-169x300.jpg" alt="20170508_114335" width="169" height="300" /></a>t un stage de Kan ha Diskan à la Chapelle Neuve avec Marcel Guillou, cette même CPE qui le connaissait bien lui a dit <em>« Le petit est un peu désœuvré, si tu veux bien le prendre un peu !! »</em> Et c’est comme cela que j’ai eu la chance d’aller passer dix jours à Lanrivain avec Marcel. Dans la journée, je bossais à la ferme et le soir, je chantais avec lui, je recopiais des textes. Suite à ce séjour, j’ai régulièrement chanté en fest-noz avec Marcel… et on croisait souvent Carré Manchot.</p>
<p><strong>Et c’est à ce moment que tu as intégré le groupe comme chanteur ?<br />
</strong><u>PM :</u> Au départ, je tapais juste le bœuf avec eux pendant les festoù-noz mais finalement, après quelques chouettes expériences, je suis resté. J’ai participé à l’enregistrement du CD « Noz » en 1996 et j’ai poursuivi le chemin avec eux. J’ai interrompu ma participation quelques années parce que je suis allé vivre à la Réunion et à mon retour en 2013, ils m’attendaient avec un collier de fleurs… (rires). Je n’ai pas résisté et j’ai re-signé</p>
<p><strong>Parallèlement tu as continué le Kan ha Diskan ? L’accordéon ? Les chants de marins ?<br />
</strong>PM : oui oui j’ai continué à chanter avec Marcel !! Quant à l’accordéon, je continue mais je suis passé de l’autre côté de la force, en système irlandais en Do Dièse/ Ré.</p>
<p><strong>Et peux-tu nous dévoiler un peu ce que tu as mis dans ta Carte Blanche qui sera diffusée vendredi sur Canal Breizh ?<br />
</strong><u>PM </u>: j’ai essentiellement mis des morceaux que j’écoutais à l’époque. J’ai été super content de retrouver le disque « Dañs » qui regroupait plusieurs artistes et dont j’ai perdu la cassette ! C’est un peu une liste nostalgique, avec des extraits des disques d’Erik Marchand et autres. Mais j’ai également intégré des morceaux plus récents, comme Fleuves, que j’aime beaucoup. IfigTroadec fait aussi partie des chanteurs que j’ai voulu mettre à l’écoute, car on ne l’entend pas assez.</p>
<p><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114214.jpg"><img class="  wp-image-1695 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114214-300x169.jpg" alt="20170508_114214" width="335" height="193" /></a><br />
<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114526.jpg"><img class="  wp-image-1697 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/05/20170508_114526-300x169.jpg" alt="20170508_114526" width="358" height="206" /></a></p>
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		<title>Rencontre avec Régis Huiban</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Apr 2017 12:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Fest-Noz]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits]]></category>
		<category><![CDATA[accordéon]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
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		<category><![CDATA[festnoz]]></category>
		<category><![CDATA[Philouze]]></category>
		<category><![CDATA[Régis Huiban]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Régis Huiban est un accordéoniste incontournable de la scène traditionnelle en Bretagne. Soliste ou membre de groupes de fest-noz et concert, il explore la tradition avec un regard vif tout en y mêlant improvisations jazz, compositions. Rencontre Peux-tu nous expliquer comment tu as découvert la musique et pourquoi tu as choisi l’accordéon ? Personne de ma [&#8230;]</p>
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]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/MenezHom-Jazz-par-Serj-Philouze.jpg"><img class="  wp-image-1601 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/MenezHom-Jazz-par-Serj-Philouze-300x300.jpg" alt="MenezHom Jazz par Serj Philouze" width="374" height="374" /></a></em></strong><strong><em><br />
Régis Huiban est un accordéoniste incontournable de la scène traditionnelle en Bretagne. Soliste ou membre de groupes de fest-noz et concert, il explore la tradition avec un regard vif tout en y mêlant improvisations jazz, compositions. Rencontre</em></strong></p>
<p><strong>Peux-tu nous expliquer comment tu as découvert la musique et pourquoi tu as choisi l’accordéon ?</strong></p>
<p>Personne de ma famille ne jouait de musique mais dès mon plus jeune âge, la plupart de mes jouets étaient des instruments de musique. Quand j&rsquo;ai pu jouer des petites pièces sur un clavier tout minable, mes parents m&rsquo;ont inscrit à l&rsquo;école d&rsquo;accordéon, conseillés par leurs amis, je crois me souvenir. J&rsquo;ai accroché, sans me poser de question sur l&rsquo;instrument, ça aurait pu être un piano ou un violon, j&rsquo;aurais sans doute fait ce même chemin musical.</p>
<p><strong>Peux-tu nous raconter ton parcours musical?</strong></p>
<p>Tout gamin j&rsquo;ai commencé par jouer le répertoire du bal musette, dans une &laquo;&nbsp;école d&rsquo;accordéon&nbsp;&raquo; à Quimperlé, chez Jo Jégado. A l’époque, j&rsquo;avais 9 ans, et malgré mon jeune âge, très vite j&rsquo;ai pu jouer dans les bals de noces, à la radio, etc. Deux ou trois ans avant j&rsquo;avais intégré la fanfare du Faouët pour y prendre mes premiers cours de solfège. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;arrivé au lycée que je me suis intéressé à la musique bretonne, avec ma rencontre avec  <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1920/">Julien Le Mentec</a>. Avec lui, je découvre à la fois les danses bretonnes et le répertoire de fest-noz et on monte ensemble le groupe <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1114/">Tan Ba&rsquo;n Ty.</a> C&rsquo;est donc vers 1990 que j&rsquo;ai &laquo;&nbsp;glissé&nbsp;&raquo; du bal musette au bal breton.</p>
<p><strong>Du coup, grand bain dans le fest-noz dès l&rsquo;adolescence&#8230; tu te souviens quel regard tu portais sur cette musique ou ce milieu à l&rsquo;époque?</strong></p>
<p>J’ai un peu l’impression d’avoir fait le parcours à l&rsquo;envers en quelque sorte : j’étais vraiment dans l&rsquo;apprentissage de ce répertoire, et pourtant très vite,  je me suis retrouvé à animer un fest-noz presque tous les week-ends. Il a fallu jouer et s&rsquo;affirmer en groupe en ayant &laquo;&nbsp;grillé&nbsp;&raquo; les étapes d&rsquo;imprégnation, d&rsquo;écoute des sources, des sonneurs ou chanteurs. Pour ma part le collectage est arrivé après parce qu’à ce moment là, je n’avais pas forcément envie de creuser le sujet. J&rsquo;ai surtout vu dans la musique bretonne l&rsquo;opportunité d&rsquo;être sur scène en me faisant bien plus plaisir que dans le bal populaire que je ne supportais pas, même si cette &laquo;&nbsp;école du terrain&nbsp;&raquo; m&rsquo;avait fait progresser.</p>
<p><strong>Et tu n’as plus jamais quitté le milieu de la musique traditionnelle, voire tu y as plongé la tête la première. Comment tu expliques ça ?</strong></p>
<p style="text-align: left">En effet, entre 1990 et 2000, c&rsquo;est pour moi une période de boulimie de travail personnel : connaître les pas de danse bretonne, prendre des cours de piano en plus du perfectionnement à l&rsquo;accordéon, des écoutes d&rsquo;enregistrements à Dastum, un peu de bombarde en couple avec <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1917/">Fred Miossec</a> dans les veillées, les concours, les festoù-noz trad, un passage au bagad du Faouët et l&rsquo;écriture des partitions de concours, j&rsquo;ai aussi donné des cours. Puis en 1999, j&rsquo;ai effectué un travail de collectage auprès des chanteurs sur les 21 communes du Pays Pourlet. Peu de temps avant, je rencontre <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2563/">Roland Becker</a> qui m&rsquo;invite à jouer en duo (saxophone/accordéon) et je prends goût aux musiques de concert, à la composition et à l&rsquo;improvisation.<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/RH-septet-par-Serj-Philouze.jpg"><img class="  wp-image-1603 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/RH-septet-par-Serj-Philouze-300x200.jpg" alt="RH septet par Serj Philouze" width="369" height="250" /></a></p>
<p><strong>Pourquoi as-tu choisi d’en faire ton métier ?</strong></p>
<p>Tout est allé très vite et naturellement : dès 1994 j&rsquo;en ai fait mon métier. La scène me plaisait (et me plaît toujours). Les rencontres musicales étaient enfin possibles. Cette musique traditionnelle rassemble tous les âges, elle nous emporte vers la transe. Je ne me suis pas posé de questions.</p>
<p><strong>Comment as-tu évolué musicalement ensuite ?</strong></p>
<p>Dès 2001, j’ai eu envie de progresser encore. Je me projetais vers du concert, le nombre de festoù-noz diminuait aussi. J&rsquo;ai donc suivi 2 stages de jazz, tout en continuant le travail avec Roland Becker (dont le groupe Mr Kerbec et ses belouzes). En juillet 2003, a eu lieu le premier concert avec mon propre groupe (Régis Huiban Quartet). Dans ces différents projets, je retrouve l&rsquo;accordéon du passé (celui du bal), l&rsquo;instrument du diable (dans la musique bretonne) et le jazz (mon attirance vers l&rsquo;improvisation).</p>
<p><strong>Comment arrives-tu à trouver un équilibre entre tous ces aspects? </strong></p>
<p>L&rsquo;instrument est caméléon. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est la création qui l&rsquo;emporte, l&rsquo;envie de partager avec d&rsquo;autres musiciens mes compositions, en gardant un pied dans le &laquo;&nbsp;trad qui pue&nbsp;&raquo; ! J’adore orchestrer une musique pour un quintet ou arranger une musique pour un ensemble d&rsquo;élèves en master class, créer dans l&rsquo;instant sur scène ou encore faire danser en solo. L&rsquo;accordéon m&rsquo;a amené,  grâce à toutes ces expériences vers le spectacle de rue, le théâtre musical, la chanson française, le spectacle pour enfants, ou encore le fest-noz avec <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/3402/">Wipidoup</a> ou <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1192/">Skolvan</a>. Mais cela m’a également permis de travailler la composition et l&rsquo;improvisation, notamment sur mes albums, l&rsquo;accompagnement de comédiens/poètes, le solo (exercice parfois périlleux…)  jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui où je suis &laquo;&nbsp;sideman&nbsp;&raquo; dans Soufffles3 , le nouveau trio du clarinettiste <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1852/">Michel Aumont</a> ( avec <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1871/">Youn Kamm</a> à la trompette).</p>
<p><strong><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/Régis-Huiban-1-Photo-Clémentine-de-Rechniewski-juin-2014.jpg"><img class="  wp-image-1602 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/Régis-Huiban-1-Photo-Clémentine-de-Rechniewski-juin-2014-300x200.jpg" alt="Régis Huiban (1) - Photo Clémentine de Rechniewski (juin 2014)" width="469" height="315" /></a>Tu continues parallèlement à donner des cours et te tourner vers l’enseignement</strong>.</p>
<p>En effet, la notion de passage me semble indispensable et indissociable de mon métier de musicien. Ce lien de maître à élève m’a toujours suivi. Et puis arrive un temps où l’on est sollicité pour transmettre à notre tour, j&rsquo;avoue que ça me plaît ! Je viens même de sortir un recueil de partitions chez Paker Prod, qui fait suite à mon CD trad solo. Je ne laisse pas de côté la facette enseignement. La preuve: le 1er avril, ce boulot m&rsquo;a mené en Asturies pour une master class  et j&rsquo;anime régulièrement des stages!</p>
<p><strong>Est-ce que ta carte blanche diffusée sur CanalBreizh le vendredi 7 Avril reflète un peu tous ces aspects de ta personnalité musicale?</strong></p>
<p>Elle est plus nostalgique, elle comporte des titres que j&rsquo;écoutais beaucoup il y a 20 ans. Mais aussi des musiques bien arrangées, nuancées, avec quelques prises de risques. Oui ça me correspond&#8230; Étonnamment, il y a beaucoup de chant. J&rsquo;adore les voix. D’ailleurs, je pose ma voix déjà sur mes disques depuis 2003, et sur scène aussi suivant l&rsquo;humeur, suivant l&rsquo;état de l&rsquo;improvisation, mais je ne chante pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.regishuiban.com/">http://www.regishuiban.com/</a><br />
<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/Régis-Huiban-3-Photo-Clémentine-de-Rechniewski-juin-2014.jpg"><img class=" size-medium wp-image-1604 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/04/Régis-Huiban-3-Photo-Clémentine-de-Rechniewski-juin-2014-300x200.jpg" alt="Régis Huiban (3) - Photo Clémentine de Rechniewski (juin 2014)" width="300" height="200" /></a></p>
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		<title>Lors Landat, le chant des possibles</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2017 14:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Lors Landat, un nom bien connu dans le monde du fest-noz. Son humour, son originalité, son authenticité, sa capacité à passer du kan ha diskan au slam, du chant « métal » à la gwerz font de lui un acteur incontournable de la musique traditionnelle. Rencontre.  Des années que tu écumes les scènes de France et [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span class="article-chapeau">Lors Landat, un nom bien connu dans le monde du fest-noz. Son humour, son </span><span class="article-chapeau">originalité, son authenticité, sa capacité à passer du kan ha diskan au slam, du chant « métal » à la gwerz font de lui un acteur incontournable de la musique traditionnelle.<br />
Rencontre. </span></p>
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<p class="yiv7091076095"><span class="yiv7091076095"><strong><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/13975337_321007741579942_9184983703685506480_o.jpeg"><img class=" wp-image-1488 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/13975337_321007741579942_9184983703685506480_o-200x300.jpeg" alt="13975337_321007741579942_9184983703685506480_o" width="259" height="383" /></a><br />
Des années que tu écumes les scènes de France et d’ailleurs avec un micro à la main. Peux-tu nous retracer ton parcours musical ?</strong><br class="yiv7091076095" /></span><span class="yiv7091076095">Natif du Cambrésis, j’ai commencé à prendre des cours de breton à l’<a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/annuaire_entree/5999/">Amicale des Bretons de Nord</a> à Lille. J’ai poursuivi par le chant avec Guy Thoumelin dans mes années universitaires. J’ai intégré ensuite le cercle celtique de Lille où, avec mon camarade Rémi Le Mauff, nous montons notre premier groupe en 1996, Chal ha Dichal avec des bretons expatriés à Lille et des nordistes passionnés de Bretagne&#8230;Parallèlement, je multiplie les allers-retours en basse-Bretagne pour participer à des stages et commencer un peu de collectage.<br />
</span></p>
<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Depuis une quinzaine d’années, tu participes à tout un tas de projets musicaux. Dis-nous en plus</span><span class="yiv7091076095">.<br />
</span></strong><span class="yiv7091076095">Au début des années 2000 c’est avec le groupe Arsa ! que je commence les festoù-noz, avec Kaouad ensuite tout en jouant parallèlement pour le <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/ensemble/73/">Cercle Korollerien Laïta</a> de Clohars-Carnoët. En fait, je n’ai jamais arrêté. Assez clairement, Le fil conducteur de mon parcours ce sont les relations que l&rsquo;on noue, parfois le hasard : le pote d’un pote qui aime bien ta personnalité, le timbre de ta voix et te propose un truc. J’aime bien les défis, arriver à me surprendre&#8230; ça apporte toujours quelque chose. C’est d’ailleurs pour avoir participé à l’oratorio Tremar de Didier Dréau et à la première mouture du Sylvain Barou Project que m’est venue l’envie de créer le Kakoull Kolektif en 2007 et de commencer à rédiger mes propres textes ce qui m&rsquo;a servi par la suite quand j&rsquo;ai travaillé pour les Bagadoù de Saint-Malo, de </span><span class="yiv7091076095">Quimperlé et de Penhars.</span></p>
<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Pourquoi cette envie de chanter en breton ?<br />
</span></strong><span class="yiv7091076095">J’ai suivi les traces du cerf blanc, comme on dit chez moi ! En fait, j’ai su très vite que je voulais faire ma vie autour du breton, c’est une langue dont je suis tombé amoureux tout de suite. C’est un élément fondamental pour moi. Cela fait 20 ans que cette langue fait partie de mon quotidien et je me souviens très bien la première fois où, en écoutant Radio Bro-Gwened, j’ai réalisé que je comprenais : c’était en 1996 ! Depuis j’essaie de m’améliorer, de peaufiner l&rsquo;écrit et de soigner ma prononciation : c’est un apprentissage perpétuel.</span></p>
<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Tu es un peu un touche à tout. Qu’est-ce qui te guide ?<br />
</span></strong><span class="yiv7091076095">L’envie, le goût de la découverte&#8230; Il me semble. J’ai eu l’opportunité très rapidement de donner des cours de chant dans le pays de Lorient à Amzer Nevez ou à l’Ecole de musique de Guidel, ce qui m’a permis d’avoir un regard réflexif sur mon chant, sur les répertoires qui me touchaient et que je voulais transmettre. Il faut dire que j’ai eu la chance d’avoir des compères de qualité comme Kristen Nikolaz, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2797/Eric MENNETEAU">Eric Menneteau</a> et bien d’autres (qu’ils me pardonnent )&#8230; Bref, je me nourris de toutes ces expériences, j’aime apprendre et créer des choses parfois inattendues. J’ai toujours fait de la musique à danser dans des groupes musicaux où le chant n’est qu’un instrument parmi les autres. Je continue à penser que la voix, au-delà du défilé narratif, doit apporter quelque chose de plus.</span></p>
<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Depuis presque 10 ans, ta « carrière » explose. Comment tu expliques cela ?<br />
</span></strong><span class="yiv7091076095">Opala ! Pas de carrière en ce qui me concerne ! Juste la grande chance de mener mes choix artistiques, sans concession, le tout juste guidé par le « plijadur » ! C’est un effet d’entonnoir qui fait, me semble t-il, qu’on croit me voir plus ces derniers temps. Depuis 2008, j’ai multiplié les projets, je n’ai jamais refusé un remplacement dans un groupe de fest-noz ou une participation amicale sur un disque ou pour un spectacle, un concours .. J’ai pu trouver le temps d’aider les copains à concrétiser certains de leurs projets, comme avec mes camarades d’<a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/2653/Alambig Electrik">Alambig Electrik</a> par exemple. </span><span class="yiv7091076095">Parallèlement, le duo avec Thomas (Moisson) a pris pas mal d’ampleur, après le concours de </span>Gourin, et m’a permis de jouer un peu partout et&#8230; assez souvent !</p>
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<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Le succès du duo Landat/Moisson a été assez fulgurant. Dis-nous tout !<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/LandatMoisson-04821-∏-Eric-Legret.jpeg"><img class=" wp-image-1489 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/LandatMoisson-04821-∏-Eric-Legret-300x200.jpeg" alt="Landat&amp;Moisson 04821 ∏ Eric Legret" width="438" height="295" /></a><br />
</span></strong><span class="yiv7091076095"><a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1848/Thomas MOISSON">Thomas</a>, c&rsquo;est un peu le petit frère. En plus de la complicité musicale, il y a une vraie complicité humaine qui est primordiale. Je pense que la formule accordéon mixte/chant est assez originale et plaît beaucoup. Notre choix d’un répertoire impactant et « roots », sans trop de fioritures mais suffisamment rentre-dedans rythmiquement pour les danseurs doit y être pour quelque chose aussi. Bien que certains thèmes soient des « saucissons », on a tenté de rendre à ce répertoire à forte identité une certaine « fraîcheur » ! Finalement, tout est renouvelé à chaque fest-noz parce que ce n’est jamais le même tempérament chanté, ce n’est jamais la même ambiance, ce n’est jamais le même état physique, la même humeur, la même envie&#8230; et il faut intégrer tout ceci dans ce que l’on offre aux danseurs. Tu chantes avec ce que tu es à l’instant T. C’est ça la vérité du moment ! Avec Thomas, on n’a jamais triché là-dessus, on a donné tout ce que l’on pouvait. Cette authenticité nous a ouvert beaucoup de portes, par le bouche à oreille, comme une sorte de marque de fabrique que l&rsquo;on a essayé de retranscrire sur nos deux disques.<br />
</span><span class="yiv7091076095">Au départ, on a eu la chance de toujours pouvoir choisir les endroits où l’on se produisait et on a eu du plaisir de jouer pour des causes qui nous tenaient à cœur, à des veillées, pour des cercles, chez des copains&#8230;Plus tard, Lenn Productions nous a beaucoup aidé sur le plan logistique et administratif. Et puis il y a eu la Tournée Breizh Amerika 2016, une belle aventure tant humaine que musicale.</span></p>
<p class="yiv7091076095"><span class="yiv7091076095"><strong>Le duo a annoncé sa séparation en fin d’année. Rassure-nous, ce n’est pas un clap de fin définitif ?</strong><br class="yiv7091076095" /></span><span class="yiv7091076095">Non. Rien de définitif ! Thomas voulait depuis quelques temps déjà réaliser son « rêve américain ». La fréquence de notre présence en fest-noz va forcément en être réduite mais on continuera de jouer ensemble dès qu’on le pourra, c&rsquo;est promis !<br />
</span><span class="yiv7091076095">Cela va nous permettre à l’un et à l’autre d’appréhender de nouveau horizons de créativité, d’avoir du temps pour penser à la musique et au reste. En ce qui me concerne par exemple, je peux me remettre à l’écriture, bosser de nouvelles techniques &#8230;</span></p>
<p class="yiv7091076095"><strong><span class="yiv7091076095">Du coup, quels sont tes projets ?<br />
</span></strong><span class="yiv7091076095">Pour le moment, je participe à Karonova, dernière création du Bagad Penhars. J’y fais des choses que j’adore : du chant, du récitatif, du slam&#8230; Parallèlement avec une super « dream-team » de sept autres chanteurs/chanteuses, je travaille pour Korriged &lsquo;Ys de Douarnenez, sur le spectacle Treizour, mélange entre danse traditionnelle et danse contemporaine, mené par Cécile Borne et Gildas Sergent. On travaille autour des notions de passage, de transmission, d’identité. C’est un projet riche et vivifiant.<br />
</span><span class="yiv7091076095">Pour ce qui est de la musique à danser, on se lance avec mon vieux complice <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2025/Sylvain BAROU">Sylvain Barou</a> dans une formule chant/flûte. C’est peu conventionnel mais on se connaît bien avec Sylvain et que je sais que ça va être du vrai kan ha diskan. Il est probable que cette formule se développe avec d’autres instruments au cours du temps . Bien sûr, il y a aussi <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/4112/">Feiz Noz Moc&rsquo;h</a>, notre projet rock &lsquo;n roots britto-gascon.Un second album, plus « Blues », autour du thème de la complainte va sortir prochainement . Enfin, du kan ha diskan certainement aussi et quelques surprises.<br />
<a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/FIL1996.jpg"><img class=" size-medium wp-image-1498 aligncenter" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2017/01/FIL1996-300x261.jpg" alt="FIL1996" width="300" height="261" /></a><br />
</span></p>
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		<title>Duo Hamon-Martin: 25 ans d&#8217;amitiés</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2016 08:43:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion des 25 ans de scènes de Janick Martin et Erwan Hamon, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui marchent, chantent, jouent à leurs côtés. Rencontres. Rencontre avec Ronan Robert: J’ai connu Janick et Erwan quand ils avaient 7 ou 8 ans. Janick était un de mes élèves en accordéon. Au fil [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><span class="article-chapeau"><strong>A l&rsquo;occasion des 25 ans de scènes de Janick Martin et Erwan Hamon, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui marchent, chantent, jouent à leurs côtés. Rencontres.</strong></span></p>
<p style="text-align: left;"><u>Rencontre avec Ronan Robert:</u><br />
J’ai connu Janick et Erwan quand ils avaient 7 ou 8 ans. Janick était un de mes élèves en accordéon. Au fil des années, j’ai vu leur évolution, de quelle manière ils progressaient, quelles envies ils avaient. Et j’étais heureux de voir qu’ils désiraient évoluer et progresser comme moi j’en avais eu envie avant eux. Je suis de la génération d’avant et ils ont pris le relais pour faire avancer la musique bretonne<strong>.</strong> Pour moi, c’était une continuité.<br />
Aujourd’hui, nous n’avons plus ce rapport prof/élève, adulte/enfant. Nous avons juste un rapport humain soudé par nos expériences communes, comme les voyages que nous avons faits à l’étranger par exemple. Avec Janick et Erwan, il y a autant d’anecdotes à raconter que de moments partagés avec eux. A chaque fois que je les vois jouer, je suis ému, j’ai l’œil qui brille. Je n’ai plus ce regard paternel sur eux parce qu’ils ont une grande maturité humaine et musicale. Mais je suis admiratif et fier d’eux.</p>
<div id="attachment_1117" style="width: 310px" class="wp-caption alignright"><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Noguet-Robert.jpg"><img class="size-medium wp-image-1117" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Noguet-Robert-300x207.jpg" alt="Photo Myriam Jegat" width="300" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Myriam Jegat</p></div>
<p><u><br />
Rencontre avec Yannig Noguet :</u><br />
Pour ma part, ma vie est indissociable de celle de Janick et Erwan : ma première formation musicale était avec Erwan et Matthieu. On s’était rencontrés à un fest-noz où Ronan (Robert) jouait avec Carré Manchot. Ce soir-là je jouais seul et à la suite de cette rencontre, nous avons monté un groupe qui a tourné plusieurs années. Nos chemins se sont séparés à l’adolescence mais nous avons gardé le contact, entre autres grâce au cours de Ronan. Depuis,  la vie nous a permis de partager de vrais moments forts. Je me souviens particulièrement d’une tournée de quinze jours en Roumanie avec Gwenfol et le Duo alors que nous étions super jeunes : des concerts, des fous rires et une expérience humaine très forte.</p>
<p><u><br />
Rencontre avec Sylvain Girault</u><br />
J’ai cette sensation d’avoir toujours connu Janick et Erwan, parce qu’ils font partie de la génération Bogue d’Or, et que nous avons concouru à plusieurs reprises dans les mêmes catégories. Mais mon premier souvenir du duo, c’était en 1995, où l’on s’est retrouvés pour un fest-noz organisé par des punks anarchistes dans un squatt nantais. A l’époque je chantais avec « Les Imprévus » et Janick et Erwan tournaient déjà avec leur duo. Après, on a sympathisé, on a partagé des scènes et des rigolades. L’entrée d’Erwan dans Katé-Mé en 2001 a solidifié notre amitié. Avec eux, j’aime autant parler musique, faire de la musique, passer un bon moment, en famille. J’ai énormément d’estime pour eux, une estime humaine et une estime artistique. Pour moi Janick et Erwan font partie de ces gens qui ont gardé une grande humilité malgré leur talent incroyable<strong>, </strong>multiforme<strong>, </strong>puisqu’ils sont à la fois compositeurs, arrangeurs… J’apprécie particulièrement leur ouverture aux autres et leur engagement militant. Le socle de notre amitié c’est essentiellement le partage de ces mêmes valeurs.</p>
<div id="attachment_1116" style="width: 374px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/2011/"><img class="wp-image-1116 " src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Mathieu-Hamon-300x200.jpg" alt="Photo Myriam Jegat" width="364" height="242" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Myriam Jegat</p></div>
<p><u><br />
Rencontre avec Mathieu Hamon</u></p>
<p>Pour moi la plus grande qualité de Janick et Erwan, c’est la générosité. Quant à leurs défauts, ensemble ils n’en ont pas. Chacun a ses défauts individuels, que je ne citerai pas, mais quand ils sont ensemble, tout cela s’annule. Ensemble ils créent un duo sans défaut, humainement et musicalement.<br />
Mon dernier souvenir marquant avec eux, a été notre concert l’été dernier à Notre Dame des Landes. Certes c’était un moment très particulier d’engagement total dans la musique et dans le sens que l’on veut donner à ce que l’on fait. Je leur souhaite, je nous souhaite de pouvoir continuer à faire de la musique avec autant de simplicité, de générosité, de garder cette envie de jouer ensemble, de faire des choses ensemble. Tant que l’humain, l’amitié, l’envie seront là, on continuera de faire de la musique ensemble.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><u>Rencontre avec Laurent Le Bot</u><br />
J’ai rencontré Erwan pour la première fois lors d’un stage de bombarde avec Gilbert Hervieux à Ti Kendalch, il y a fort fort longtemps. Erwan était tout jeune mais il jouait déjà beaucoup mieux que moi (rires). Je n’ai fait la connaissance de Janick que des années plus tard, quand leur duo commençait à tourner. Je n’ai jamais eu la chance de travailler musicalement avec eux même si de par ma participation aux Trompettes du Mozambique ou au Bagad St Nazaire, j’ai eu l’occasion de partager la scène de certains fest-noz avec eux.<br />
Notre collaboration professionnelle a comm<u><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/visuel-CD.jpg"><img class=" size-medium wp-image-1118 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/visuel-CD-300x266.jpg" alt="visuel CD" width="300" height="266" /></a></u>encé quand le Quintet a utilisé une de mes photos de la ZAD sur la pochette d’un de leur album. Cette année, nous avons de nouveau eu la chance de travailler ensemble, sur la création des illustrations du dernier album du duo, les fameuses « guernettes ». Tout a commencé lors du regroupement sur la ZAD début juillet où tout en discutant autour d’un verre, nous avons commencé à élaborer un projet plus ou moins sérieux, plus ou moins délirant. L’idée originale n’était pas autour des grenouilles mais une fois les guernettes griffonnées, elles ont fait écho à des souvenirs d’enfance communs de Janick et Erwan.<br />
Erwan et moi partageons par ailleurs la même passion pour la boule Nantaise et nous nous donnons régulièrement rendez-vous pour aller jouer ensemble.<em><br />
</em>Comme tout bon fan, j’ai vraiment de la peine à les qualifier. Erwan et Janick sont des créatifs pragmatiques prolifiques, d’une très belle complémentarité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A lire également : <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/index.php/2016/10/24/duo-hamon-martin-25-ans-de-scenes/">Duo Hamon Martin : 25 ans de scène !</a></p>
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		<title>Duo Hamon-Martin: 25 ans de scènes</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2016 08:42:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Ils ont fêté leurs 25 ans de scène début septembre en réunissant autour d’eux tous ceux qui depuis tant d’années les soutiennent, les accompagnent, les admirent … Janick et Erwan, le fameux Duo Hamon/Martin, connus bien au-delà des frontières de l’hexagone reviennent sur leur parcours. Pouvez-vous nous raconter votre rencontre ? Erwan Hamon : Janick et moi, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1120" style="width: 243px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Janick-Erwan2.jpg"><img class=" wp-image-1120" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Janick-Erwan2-200x300.jpg" alt="Photo Myriam Jegat" width="233" height="350" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Myriam Jegat</p></div>
<p style="text-align: justify"><strong>Ils ont fêté leurs 25 ans de scène début septembre en réunissant autour</strong><strong> d’eux tous ceux qui depuis tant d’années les soutiennent, les accompagnent, les admirent … Janick et Erwan, le fameux Duo Hamon/Martin, connus bien au-delà des frontières de l’hexagone reviennent sur leur parcours.</strong></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous raconter votre rencontre ?</strong><br />
<u>Erwan Hamon </u>: Janick et moi, alors que nous étions encore des gamins, nous nous sommes croisés dans les mêmes fêtes comme la Bogue d’Or ou le Kan Ar Bobl. Janick participait aux concours en soliste d’accordéon, et moi à l’époque je jouais déjà un peu avec Yannig Noguet. En juillet 1991, il y a donc 25 ans pile, nous devions participer à la fête des Chants de Marins à Paimpol avec mon frère Mathieu, mais Yannig était parti en vacances en famille et n’était pas disponible et nous avons donc demandé à Janick de le remplacer pour l’occasion. Nous avions 12 et 13 ans. Depuis, nous ne nous sommes plus quittés !</p>
<p><strong><br />
Comment expliquez-vous votre succès dès votre plus jeune âge ?</strong><br />
<u>Erwan</u> : Nous avons eu l’opportunité de jouer sur des scènes importantes dès le collège, par l’intermédiaire des JMF (Jeunesse Musicales de France) qui était une sorte de concours en lien avec l’Education Nationale dans les collèges et lycées, auquel nous avons participé d’abord à l’échelle régionale, puis Nationale avec un concert au cirque d’hiver à Paris puis des représentations en Suède, Belgique… Cela a été une expérience très enrichissante, formatrice et passionnante.<br />
<u>Janick Martin :</u> soyons réalistes, notre engagement et notre réussite musicale n’aurait pas été le même si nos parents et nos familles ne nous avaient pas soutenus depuis le départ. Quand il y avait un cabaret ou un fest-noz, c’était toute la famille qui se déplaçait. Un vrai sacerdoce familial.</p>
<p><strong><br />
Et après ?</strong><br />
<u>Erwan </u>: Pendant ces années nous continuions à jouer en quartet avec Mathieu qui jouait de la guitare et un violoniste, à petite dose et quand mon frère s’est orienté vers d’autres horizons, à l’époque de la création de <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1379/">Katé-Mé</a>, nous avons essentiellement tourné en duo. Jusqu’en 2001 où nous avons monté le <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/2131/Hamon+Martin+Quintet">quintet Hamon Martin</a>. Cette évolution s’est faite de manière naturelle, sans préméditation. Et puis quelque part,  le duo a toujours continué de tourner en parallèle, par volonté d’abord mais également parce que le fonctionnement est plus simple pour les répétitions, pour la création musicale.</p>
<p><strong><br />
Pendant ces 25 ans, quels sont les musiciens qui ont compté le plus pour vous ?</strong><br />
<u>Janick</u> : je crois que nous ne serions pas devenus ce que nous sommes sans les personnes qui nous ont transmis leur passion : Ronan Robert ou Gazman pour moi, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1842/">Christophe Caron</a>, Jean-Michel Veillon, Yannick Allory pour Erwan. Ce sont des musiciens qui ont façonné notre façon de faire. Nous avons toujours été curieux et gourmands d’apprendre. A chaque rencontre avec d’autres musiciens, que ce soit dans une relation de prof à élève ou dans le partage d’une scène, nous avons appris, nous nous sommes enrichis : de la recherche d’un son propre, à l’acquisition de la technique, chaque rencontre nous apporte quelque chose.<br />
Pour ma part, apprendre l’accordéon avec Ronan Robert a été passionnant : il a senti très vite que je m’ennuyais un peu et que la musique me permettait de m’épanouir et grâce à des méthodes parfois peu académiques, il a su me donner l’envie : on passait parfois le cours à discuter, sans jouer ou alors il me demandait de lui apporter un morceau que j’aimais et on le travaillait ensemble.<br />
<u>Erwan :</u> à titre personnel, la rencontre avec Christophe Caron a particulièrement été déterminante. Il était un joueur de bombarde assez exceptionnel, qui passait de la musique classique ou baroque à la musique bretonne, à la danse. Il avait un jeu de bombarde très original, une interprétation musicale très particulière<strong>,</strong> essentiellement sur les mélodies. C’est vraiment lui qui m’a appris énormément, sans lui je n’aurais pas cette esthétique là. Il a été mon Maître !</p>
<div id="attachment_1115" style="width: 396px" class="wp-caption alignright"><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Janick-Erwan.jpg"><img class=" wp-image-1115" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/10/Janick-Erwan-300x200.jpg" alt="Photo Myriam Jégat" width="386" height="257" /></a><p class="wp-caption-text">Photo Myriam Jégat</p></div>
<p><strong><br />
Et comment est née l’envie de jouer ensemble ?</strong><br />
<u>Janick</u> : là encore l’influence de nos professeurs mutuels a été très importante. A l’époque, il y avait beaucoup de musiciens confirmés de notre âge qui se contentaient de se présenter aux concours en solo, qui n’avaient pas de projet de groupes. Moi, Ronan m’a toujours poussé à aller vers les autres, à jouer avec d’autres. C’était bien plus stimulant, nous avions envie de monter sur scène pour faire danser les gens, de partager autre chose. Ce que j’ai appris avec ces professeurs dépasse clairement le cadre strict musical, l’humain a été absolument fondamental.<br />
<u>Erwan :</u> nous avons également développé très vite une autonomie dans les suites que nous avions envie de créer. Déjà à 12 ou 13 ans nous aimions nous retrouver pour monter notre propre répertoire. Nous avions la curiosité et étions ouverts : Mathieu nous chantait des morceaux issus du collectage, nous écoutions Ricardo Tesi et essayions de reproduire ces thèmes. Je crois que déjà à l’époque nous avions envie de créer notre propre esthétique.</p>
<p><strong><br />
Comment définiriez-vous votre univers musical ?</strong><br />
<u>Erwan </u>: pour Janick comme pour moi la notion de répertoire est essentielle, fondamentale. Nous restons très attachés à la mélodie, au thème et nous n’avons pas juste envie de faire des arrangements, de la mise en place. Dès le départ, je crois que nous avons été sensibles au mélodique, au choix des morceaux que nous avions envie de jouer. Même après 25 ans, de manière naturelle, nous apprécions de jouer aussi bien des compositions que des airs traditionnels. Nous essayons de faire quelque chose de nouveau dans l’esprit mais sans renier la tradition, au contraire.<br />
<u>Janick :</u> nous apportons juste un peu d’eau au moulin. Quand un de nos morceaux est repris et qu’il est traité et considéré comme un morceau traditionnel, cela nous apporte beaucoup de fierté. Nous cherchons à ce que les thèmes que nous composons ne puissent pas forcément porter l’étiquette de « composition récente ». Nous aimons qu’ils soient chantables ou « sonnables », mais surtout que ce soit fait de manière naturelle.</p>
<p>A lire également : <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/index.php/2016/10/24/duo-hamon-martin-25-ans-damities/">Hamon Martin : 25 ans d&rsquo;amitiés !</a></p>
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		<title>Les Manchots ont 30 ans</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2016 08:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Aurélie DRILLET]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Programmation]]></category>
		<category><![CDATA[album]]></category>
		<category><![CDATA[Bretagne]]></category>
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		<description><![CDATA[<p>Ils ont 30 ans ! 30 ans de festoù-noz, de danses, de musiques. Carré Manchot, le fameux groupe phare souffle ses bougies en 2016 mais n’a pas pris une ride. Rencontre avant le rendez-vous du 30 Juillet à Lanvaudan. Pouvez- vous revenir sur votre création ? Tout a commencé en 1986. A l’époque, Rémi Martin a eu [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><em>Ils ont 30 ans ! 30 ans de festoù-noz, de danses, de musiques. <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/1295/">Carré Manchot,</a> le fameux groupe phare souffle ses bougies en 2016 mais n’a pas pris une ride. Rencontre avant le rendez-vous du <strong><a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/evenement/38107/Fest-deiz+ha+noz+le+30+7+2016+%C3%A0+Lanvaudan">30 Juillet à Lanvaudan.</a></strong></em></p>
<p><strong>Pouvez- vous revenir sur votre création ?</strong><br />
Tout a commencé en 1986. A l’époque, <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/personne/1841/R%C3%A9mi+MARTIN">Rémi Martin</a> a eu l’idée de créer une association nommée Losange Barbare, dans la région de <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/ville/45/">Saint-Brieuc</a>. Il s’agissait d’un collectif réunissant des musiciens de tout horizon ( trad, jazz, chansons…), des techniciens sons, des graphistes…qui se rencontraient, échangeaient, s&rsquo;entraidaient dans le milieu de la musique : Connaitre un studio pour enregistrer, un graphiste pour faire une affiche, une  pochette de disque. L’idée était de créer des ponts entre plein de gens passionnés par la musique, par les musiques avec un nom en forme de clin d’œil à une autre forme de collectif qui existait à l’époque : les Cercles celtiques. Losange Barbare  a organisé quelques festoù noz dans la fin des années 80 dans le coin de St Brieuc. C’est à cette occasion que plusieurs musiciens de ce collectif se sont regroupés pour jouer sur scène. Et puisqu’ils étaient quatre, et qu’ils voulaient continuer avec leur jeu de mot avec une forme géométrique…Carré Manchot est né !<em><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/carre-manchot.jpg"><img class=" size-medium wp-image-635 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/carre-manchot-300x199.jpg" alt="carre-manchot" width="300" height="199" /></a></em></p>
<p><strong>Carré Manchot en quelques chiffres, ça donne quoi ?</strong><br />
30 ans, 13 disques, 1500 fest-noz, 13 musiciens qui se sont enchainés</p>
<p><strong>Comment expliquez-vous votre longévité ?</strong><br />
Je crois que la disponibilité de chacun d’entre nous compte beaucoup. On a toujours répondu présent. En plus de jouer ensemble, il existe une vraie relation amicale. On se connait bien, chacun est capable de faire la part des choses malgré nos caractères différents. En 30 ans, il en a fallu de l’énergie pour créer et apaiser toutes sortes de tensions. Chacun a un rôle bien précis, mais on ne citera pas de nom (rires). !</p>
<p><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/stacks_image_121_1.png"><img class=" size-full wp-image-636 alignleft" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/stacks_image_121_1.png" alt="stacks_image_121_1" width="242" height="242" /></a></p>
<p><strong><br />
Quel es</strong><strong>t</strong><strong> votre meilleur souvenir de ce</strong><strong>s 30 dernières années ?</strong><br />
Sans aucun doute, la rencontre avec les musiciens de <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/groupe/4797/">Lyannaj</a>. C’est Hervé Le lu qui avait eu cette idée de jouer avec ce groupe. Il les avait rencontrés car ils étaient dans la même maison de disques que nous et lors d’un voyage en Guadeloupe, il leur a proposé de faire une création ensemble. Le producteur de l’époque nous a suivi, a parié sur ce métissage et il a eu raison. La création a été présentée à Cléguérec et les disques ont bien fonctionné. Le seul regret c’est que ces opus n’aient pas été retirés malgré les demandes du public. Une vaste affaire de rachats de droits qui nous est dommageable !</p>
<p>En règle générale, nos voyages à l’étranger restent des moments vraiment forts. On se souvient avec émotions de nos expériences au Cambodge ou au Turkménistan. A chaque fois, on a proposé de jouer avec des musiciens locaux et c’est comme cela que l’on a eu l’occasion de jouer avec l’orchestre royal du Cambodge par exemple ! Ce sont des expériences musicales et humaines vraiment enrichissantes !</p>
<p>Dans les meilleurs souvenirs, il y a aussi un fest deiz au Bon Barde à <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/ville/46/">Rostrenen</a> en 1996: la petite salle était pleine à craquer et la scène était plus basse que le plancher, ce qui avait contribué à créer une incroyable ambiance avec les danseurs!</p>
<p>On se souvient également de notre prestation à <a href="http://www.tamm-kreiz.bzh/ville/568/">Brest</a> en 1996, où c’était noir de monde. Jouer devant 50 000 personnes c’est intimidant !!</p>
<p><strong>Au bout de 30 ans de scène, vous continuez à avoir peur de monter sur scène ?</strong><br />
A vrai dire, c’est très rare, à part dans ces moments exceptionnels. Mais il arrive parfois à certains d’entre nous d’avoir le trac sans trop de raisons. Ce sont des choses qui ne s’expliquent pas. Le tout est de ne pas emporter les autres dans notre stress !</p>
<p><strong>Votre plus grand marathon de scènes?</strong><em><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/carre-manchot-live.jpg"><img class=" size-medium wp-image-638 alignright" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/carre-manchot-live-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a></em><br />
Au cours des 30 années de scène, il nous est arrivé régulièrement d’enchainer 4 ou 5 festoù-noz ou concerts à la suite. L’an dernier, on a fait fort : Le Faouët le jeudi soir, le vendredi on jouait en Espagne en Cantabrie, le samedi après-midi, on participait à l’anniversaire d’Ampouailh et le soir même fest-noz à Moelan sur Mer! Ce genre d’épopées nous est arrivé de temps en temps, quand on répétait avec le Bagad Quimper ou quand on voyageait en Guadeloupe par exemple.</p>
<p><strong>Avez-vous remarqué une évolution des festoù-noz depuis 30 ans ?</strong><br />
Je pense que l’engouement pour le fest-noz a diminué depuis une dizaine d’années. <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/index.php/2013/11/04/etude-public-festnoz-2004-2013/">Il n’y a plus autant de jeunes à danser</a>, moins de gros festoù-noz. Ce qui saute vraiment également aux yeux c’est la diminution des budgets des organisateurs. A la fin des années 90, il y avait une sorte d’insouciance, le fest-noz connaissait son heure de gloire et beaucoup d’associations, même celles qui n’avaient aucune relation avec le monde de la musique traditionnelle organisaient des festoù-noz. A l’époque, il n’y avait pas de festoù-noz un samedi soir à moins de 800 entrées et la buvette tournait sacrément plus ! C’était une festivité qui rapportait de l’argent aux organisateurs ! Actuellement, ceux qui continuent d’organiser des festoù-noz sont des gens qui veulent vraiment organiser ce genre d’événements, même en prenant des risques, mais sans toutefois mettre leur structure en péril financièrement. Il faut que leur budget s’équilibre sur plusieurs années !<br />
Le nombre de festoù-noz a commencé à baisser en 2002-2003, ce qui correspond aussi au changement du statut d’intermittents du spectacle. Il nous a fallu avoir autant d’heures, mais en moins de temps. Le fait que le GUSO apparaisse aussi à la fin des années 90 a fait que les organisateurs ont dû se mettre à déclarer toutes les charges. Mais est-ce que cela a un lien réel sur le nombre de fest-noz ?</p>
<p><a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/2015-10-25-015.jpg"><img class="alignnone" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/2015-10-25-015-1024x681.jpg" alt="2015-10-25 015" width="180" height="141" /></a> <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/IMG_9304.jpg"><img class="" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/IMG_9304-200x300.jpg" alt="IMG_9304" width="181" height="141" /></a> <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/IMG_9221.jpg"><img class="" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/IMG_9221-300x200.jpg" alt="IMG_9221" width="181" height="140" /></a> <a href="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/2015-10-29-006.jpg"><img class="" src="http://mag.tamm-kreiz.bzh/wp-content/uploads/2016/01/2015-10-29-006-300x199.jpg" alt="2015-10-29 006" width="180" height="140" /></a></p>
<p><strong><br />
Est-ce que cette baisse d’intensité a eu des conséquences sur les musiciens ?</strong><br />
Je pense que depuis une dizaine d’années, environ 30% des musiciens de fest-noz a renoncé à leur statut d’intermittent du spectacle. Ils ont trouvé un autre statut, ou un autre métier ! Un autre phénomène que l’on a vu se développer sont les groupes qui fonctionnent en association. Dans ce cas, ils demandent une indemnité globale et les musiciens se font rembourser de leurs frais. Cette organisation ne nous gène que quand il s’agit d’un groupe qui tourne vraiment beaucoup, parce que cela crée une concurrence financière. C’est une sorte de black dissimulé ! Du coup, les groupes composés d’intermittents coutent 2 fois plus cher, puisque l’organisateur doit payer les charges.<br />
Carré Manchot a globalement été préservé de cette baisse parce qu’on avait vraiment beaucoup de dates à l’époque, mais on a remarqué qu’on n’avait par exemple de moins en moins de dates en double, de week-end où il fallait qu’on choisisse entre deux festoù-noz !</p>
<p>Le seul avantage de cette baisse, pour nous musiciens, c’est que cela nous laisse plus de temps pour participer à d’autres créations ou groupes. A part Patrick (chant), on participe tous à d’autres formations. C’est certes un inconfort parce qu’on ne sait pas si on va réussir à avoir suffisamment d’heures pour avoir notre statut mais c’est aussi un vrai plaisir de changer de répertoire.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Est-ce que cette situation influence votre création au sein de Carré Manchot ?</strong><br />
Bien entendu ! Quand tu joues avec d’autres musiciens, tu prends leurs arrangements, tu t’inspires d’autres choses. Yann Loic (accordéon) fait du classique depuis quelque temps et maintenant on fait une valse de Chopin !! Toutes ces influences se ressentent forcement !</p>
<p style="text-align: left;"><strong>L’année 2016 s’annonce chargée. Racontez-nous !<br />
</strong>La première étape sera la sortie du 13<sup>ème</sup> album au printemps. Il sera composé de morceaux de festoù-noz, peut être une marche. Rien n’est encore bouclé complètement. On aura quelques invités : Marcel Guillou au chant, Felix le Pennec au bodhran… Pour nous les 30 ans était une occasion de nous retrouver en studio pour enregistrer un disque. On n’envisageait pas de faire un disque live parce qu’on a envie de conserver cette spontanéité du fest-noz et que quand on sait qu’onest enregistré, on fait plus attention à ce que l’on joue !</p>
<p style="text-align: left;">Et puis, point d’orgue de 2016, un énorme fest-deiz / fest-noz le 30 Juillet à Lanvaudan. On avait envie de nous retrouver avec les copains, faire une jolie fête tous ensemble. 12 heures de danses sur un plancher ! L’association Terres Fertiles nous file un gros coup de pouce pour l’organisation ! On espère que les danseurs seront au rendez-vous ! Depuis 30 ans, notre relation aux danseurs est ce qui nous donne envie de continuer. On adore cette osmose.</p>
<div align="center"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iVplHZO163o" width="640" height="480" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
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